SOYONS PROACTIFS ! 

Constatation évidente, il n’est pas rare de voir plusieurs personnes se plaindre toute l’année de certaines choses et on ne sait à qui ils en veulent, eux même ne le savent pas .

Ce constat, je l’ai fait sur ma propre personne et sur mon entourage.

Il faut s’en vouloir à soi même. La plupart d’entre nous jette le dévolu sur des choses externes pour justifier nos manques d’actions ou nos échecs. Bien sûr ce n’est jamais nous, ce sont les autres, le temps, l’argent,… qui nous ont empêché. Il faut arrêter cet état d’esprit et se poser les vraies questions.

En général, nous avons beaucoup de VOLONTÉ mais manquons d’ACTIONS. La volonté, la motivation est le premier pas pour le changement, c’est l’état d’esprit de vainqueur.

La bataille psychologique est la première étape à franchir en toute chose mais est-elle suffisante ? Je crois que NON !

Ne dit-on pas que  » Aide toi et le ciel t’aidera  »… Cette métaphore prend tout son sens ici.

Après la préparation psychologique il faut de l’action, bien sûr bien orientée. Sans action, nous n’arriverons à rien, nous serons des éternels rêveurs. Ce qui est bien dommage car nous n’arriverons jamais à nos fins et passerons notre temps à nous plaindre contre on ne sait qui ou quoi. 

L’action, elle aussi a besoin d’être orientée. Évitons de nous jeter dans le vide parce qu’il faut nécessairement agir. Une action mal orienté est une perte d’énergie et de temps.

Le temps est trop précieux pour le gaspiller, déjà même qu’il ne suffit pas. Aujourd’hui  » même le temps n’a pas le temps  », lol.

Vous verrez que depuis des années vous trainez des défauts, vous voulez changer des choses dans votre vie mais n’y arrivez jamais, vous êtes motivés pendant un moment et cela s’estompe, fini par disparaitre même, et c’est rebelote ! Le soucis, le plus souvent est que vous n’avez rien prévu pour changer, Vous avez seulement eu la volonté. Il faut savoir que « les mêmes causes produisent les mêmes effets », c’est pourquoi quelque chose doit changer dans vos manières. Il n’y a pas de formule ou de baguette magique. C’est vous la solution et la formule. Même au loto, on gratte la carte c’est une action au moins. AGISSEZ POUR TOUT FAIRE CHANGER OU DU MOINS FAIRE ÉVOLUER LES CHOSES.

Organisons nous, prenons le temps de définir notre plan d’action dans chacun des domaines de notre vie (famille, professionnelle, social, religieux,etc.)  dont nous voulons avoir un changement, une influence significative.

Après le plan d’actions, agissons et le tout sera joué.

Stephen Covey, appelle cela être  » Proactif  » dans son livre les  » 7 habitudes de ceux qui réussissent ce qu’ils entreprennent  ».

Soyons donc Proactifs, ne nous asseyons pas sur nos lauriers.

N’oubliez pas de me laisser un commentaire et votre expérience personnelle sur les points abordés. Bien à vous et à très bientôt !

Heureuse année à vous dans la santé et que l’épanouissement soit votre quotidien.

Galerie

Parlons de chez nous, en CÔTE D’IVOIRE !

Hello ! Vous y êtes, j’y suis, nous y sommes. 1 ; 2 ; 3. Top c’est parti !

Et nous voilà à notre seconde chronique. Le sujet est d’autant plus enchanteur que délicat et subtile mais surtout d’actualité. Vous vous demandez bien de quoi s’agit-il ? C’est bien sûr la base de toute chose, le socle, le piédestal, ce que toute personne doit acquérir convenablement pour son devenir. Oups, Ça devient redondant là ! Oui je le sais et c’est fait à dessein, rien que pour vous importuner… J’arrête donc et trêve de bavardage, on parlera de l’éducation !

Patriotisme oblige… et d’ailleurs « le mouton ne broute que là où il est attaché » donc souffrez qu’on parle spécifiquement du cas de la Côte d’Ivoire vu que c’est mon ensemble de définition…

Des choses à dire et à redire, il en existe toujours ! Et cela relève du manque de responsabilité et de la négligence. On ne peut prétendre aspirer à l’émergence et ne pas faire de l’éducation un pilier, un levier de développement. On se trompe de combat, l’accent est mis sur le taux de scolarisation au détriment de la qualité de l’enseignement. Il ne sert à rien de scolariser les enfants, s’ils n’y apprennent rien de bénéfique et y étudient dans des conditions non propices au  développement de l’intellect…

Des infrastructures scolaires en totale abandon… 

Grand est  mon désarroi à chacune de mes visites au Lycée Scientifique de Yamoussoukro (LSY) communément appelé le  »scienco ». La dernière date de quelques mois.

Architecturalement parlant c’est un projet bien pensé et structuré, l’architecte fut vraiment à la hauteur tant au niveau de l’organisation spatiale que dans la conception des différents blocs….Oups, mais que fais-je ? On parle éducation, je parle architecture…. Excusez-moi, bien obligé de me laisser emporter par le métier.  Enfin bref ! Revenons à nos moutons…

Donc le scienco, l’un des établissements d’excellence en Côte d’Ivoire (CI), est dans un état de délabrement très avancé. Il accueille les meilleurs élèves scientifiques du pays désireux d’y être après la classe de troisième. Si on ne fait rien pour un établissement de cette envergure, imaginez alors la souffrance qu’endurent les autres lycées. L’image du LSY fut prise pour montrer comment le problème est critique et très inquiétant…

Un œil aux écoles primaires publiques (EPP), et là c’est la catastrophe !!! Des bâtiments abandonnés sans travaux de ravalement, avec des graffitis partout, des toits troués, ou emportés par le vent,  des endroits qui deviennent des lieux de rencontres de voyous s’adonnant aux jeux de hasard et d’autres même à la consommation de stupéfiants… Ce ne sont pas des faits inventés, j’en ai déjà été témoin !

Ceci était un léger aperçu de la situation de nos infrastructures scolaires souffrant énormément d’état de délabrement avancé et de manque de maintenance… Vous pouvez visualisez cette vidéo prise par un observateur  France 24, vous vous ferez une idée.

Des effectifs pléthoriques…

L’effectif pléthorique est la conséquence de l’insuffisance des établissements et infrastructures scolaires. Au secondaire, les enfants atteignent, en nombre la centaine dans une salle de classe. Alors que les normes préconisent 25 à 30 élèves maximum par classe. Nous en sommes très loin !

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Classe de seconde C à Abidjan

Certains enfants orientés en sixième (6e) ou seconde paient leurs propres tables-bancs par manque d’infrastructures… Les enseignants ne sont donc pas motivés à faire comprendre les cours aux élèves, ils se chargent uniquement de les dispenser. Les évaluations se font rarement et ne permettent pas d’évaluer correctement …Tu verras donc un bon élève avoir de mauvais résultats. Ses parents lui en voudront alors qu’il est innocent, simple victime du système et le responsable on le connait…

Des reformes inadaptées…

Pour ma part la « Formation Par Compétence » (FPC) n’a fait qu’augmenter les lacunes des apprenants vu qu’elle fonctionne mal…Des enfants qui avancent d’un niveau à un autre sans redoubler malgré leurs lacunes démontrées par leur faible moyenne. On voit ainsi des enfants finissant le cycle primaire sans savoir lire un texte… Pour de nombreux enfants des EPP, c’est le cas… Ceux du privé s’en sortent plutôt mieux.

Il est très bien de faire des reformes mais aussi il faut y mettre les mesures d’accompagnements afin de les mener à bien…Le passage au système LMD s’est fait dans des conditions très compliquées…Bien vrai qu’aujourd’hui l’adaptation se fait plus aisément, les mesures  d’accompagnement quant à elles s’avèrent encore insuffisantes tant au niveau matériel qu’au niveau immersion à l’emploi.
Aujourd’hui c’est l’université virtuelle de CI (UVCI) qui est annoncée pour cette année académique 2016-2017… C’est avec enthousiasme que nous le prenons mais il va falloir passer de la théorie à la pratique car le défi est à la fois sociologique, technologique et institutionnel. 

Cette reforme demande des moyens conséquents tant au niveau de l’octroi d’ordinateurs, une bonne connexion, des professeurs et/ou tuteurs disponibles…Sans oublier les espaces numériques bien équipés à la disposition des acteurs du système…Avec l’enseignement supérieur tel que structuré actuellement dans notre pays, les craintes sont énormes et très bien fondées. L’Etat pourra t’il relever le défi ?

L’expérience au Sénégal, s’avère être un échec pour certains et pour d’autres, le projet est en bonne voie avec quelques embûches. Toutefois on retient qu’il y a beaucoup de problèmes dans la mise en œuvre …Ouvert depuis 2013, en 2016 la première promotion n’avait pas fini la Licence 2, les plaintes des étudiants se font avec beaucoup d’acuité…Certains ont fini par abandonner les cours, hélas !

En espérant que cela n’arrive pas chez nous, nous souhaitons bon vent aux autorités et beaucoup de courage aux étudiants. Ils en ont vraiment besoin, déjà que ceux inscrits dans l’université normale ont des retards et plusieurs problèmes dont la connexion internet. Leurs problèmes seront d’autant plus colossaux, espérons qu’ils soient « pionniers » et non « cobayes ». Observons donc la situation et nous verrons ce qu’il en sera, nous sommes donc dans l’expectative…

Pour terminer, j’aimerais partager avec vous cette expérience de reforme éducative sur des bases solides avec des résultats impressionnants !

Crédit photo: synesci

Merci à vous chers lecteurs et RDV pour notre prochaine chronique…N’hésitez surtout pas de laisser votre avis sur le sujet abordé.